Conseils du coach

by Bénédicte Lebel-Bournival on 2017-04-10 Comments Off on Conseils du coach

Quand le coach devient l’élève

Conseil no 1: choisir son instructeur

Le pire choix que vous pouvez faire c’est choisir votre conjoint(e). Même quand elle est instructeur de ski, l’a été ou aimerait l’être. Ne le faites pas!

Je veux apprendre le ski, et j’ai quand même choisi mon chum pour m’enseigner. Erreur? Surement, oui mais j’ai le désire d’apprendre. Que ce soit en vélo ou dans le gym, je suis curieuse et j’ai suffisamment d’humilité pour être l’apprenti. (C’est le conseil numéro 2).

Conseil no 2 : si vous voulez apprendre, acceptez que vous ne connaissez pas tout

Apprendre un nouveau sport, c’est commencé doucement, une lente, très (trop) lente progression. Ce n’est pas facile parce que je veux être bonne toute de suite. Même si j’ai les jambes pour supporter l’effort et une bonne proprioception, je dois accepter de faire des éducatifs qui ont l’air nonos au début. La difficulté d’être l’apprenti pour une journée, c’est quand le dit instructeur parle avec des mots que je ne comprends pas. Pour la relation de couple, et les besoins de l’éducatif, toujours se référer au conseil no1.

L’apprentissage, ça tire du jus. C’est fatiguant et je me doutais que je n’aurais pas pu apprendre plein de trucs la première journée. Par contre, je n’aurais pas deviné qu’en tant qu’apprentis, le temps d’échauffement est plus long aussi, j’avais comme oublié ça! Ça me prendre 2 à 3 descentes avec que mon corps et mon cerveau comprennent ce qui se passe.

Néanmoins, notre couple s’en sort sans égratignures (merci à nos personnalités) et moi aussi. Sauf mes ongles d’orteils. J’ai perdu les deux ongles de mes gros orteils…. Ce qui mène au conseil numéro 3 :

Conseil no 3 : attachez vos bottes aussi serrées que des patins de hockey

Conseil no 4 : les acquis, ça se travail

Un pas devant, deux pas derrière. Oups… non c’est deux pas devant, un pas derrière.

Mes deux premières sorties ont bien été. Je n’ai pas de paramètres de ce qui est bien ou pas mais mon instructeur était content, mon chum aussi. Il a vu une immense progression entre la première et la deuxième journée et moi aussi, franchement. Par contre, ma troisième sortie a été super difficile et stressante.

Les mouvements que j’ai appris la première journée, je les ai fait avec beaucoup d’aisance la deuxième journée (et même à la fin de ma première sortie). C’est pourquoi je me serais attendue à avoir encore plus d’aisance la troisième. Et non. Pas du tout. En vérité, je n’ai pas eu beaucoup de plaisir. Les pentes étaient gêlés, les p’tits bouts de 3 ans étaient TOUS meilleurs que moi, il y avait plus de monde, plus de vent, il faisait froid (lire FRETTE).

Cette journée là, j’ai voulu être bonne et je me suis mis de la pression, dans des conditions plus difficiles. J’ai paralysé devant les côtes que j’ai descendues en riant la veille. Je n’y arrive pas et je ne peux pas compléter les éducatifs. Heureusement, mon chum est capable de comprendre que la matière ne rentre plus, ça ne sert à rien de forcer.

L’apprentissage dans un sport, c’est la constance, mais aussi le respect de la courbe d’apprentissage. C’est super important de valider les acquis avant de passer la prochaine étape. Je suis chanceuse d’avoir un bon instructeur de ski qui comprend que, bien que je n’aie pas de contrainte physiologique (force, cardio…) j’ai besoin de temps. (voir le conseil no 1)

Bénédicte Lebel-Bournival

Kinésiologue, coach certifiée IRONMAN, préparatrice physique.

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