L’expérience Triathlon Olympique

by Guillaume Allard on 2015-08-11 Comments Off on L’expérience Triathlon Olympique

Cela fait maintenant deux ans que je pratique et fait de la compétition en triathlon. Pour moi, la saison 2014 c’était la découverte. Avec 3 triathlons sprint, je me suis initié à ce sport passionnant et comme tout le monde, j’ai fait des erreurs de débutant.
Cet été, mon but était de changer de catégorie et de participer aux courses de distance olympique – dont celles de Mont-Tremblant et le triathlon du Fjord du Saguenay. N’est-ce pas la progression naturelle d’un triathlète de commencer avec une compétition sprint pour se rendre au double Ironman? Je me demande bien si je vais m’y rendre….hmmm?

Afin de perfectionner les qualités physiques nécessaires pour ma nouvelle distance, nous avons commencé la pré-saison par de l’entrainement musculaire à la Clinique Sportive HPH, à raison de quatre matins par semaine de novembre à fin mars. Comme mes buts d’entraînement incluaient aussi l’amélioration de la l’amplitude des hanches et des épaules pour mieux nager, j’ai consacré 6 heures par semaine à l’entraînement de la flexibilité.

Puisque le triathlon est un sport d’endurance, il n’y a pas moyen de passer à côté de l’entraînement des systèmes d’énergie aérobique. En parallèle à l’entraînement de force et de mobilité, j’ai donné plusieurs cours de Spinning pour mon club ZEUS triathlon et dans le cadre de mon travail — une façon pour moi de maximiser mon utilisation du temps d’entraînement. Sur le même plan, j’utilise mon vélo comme moyen de locomotion – en me déplaçant, j’augmentais mon volume de travail à bas régime (Z1-Z2 pour les initiés).

Faute de disponibilité des plages de natation, entrainement en piscine en période hivernale a été moins poussé — à raison d’un seul entrainement par semaine. Je crois maintenant que c’était une erreur. En rétrospection, j’aurais du consacrer plus de temps à ma technique de natation en eau libre, la force et l’endurance des épaules. Pour la course, je l’ai volontairement mise en dernière, étant donné que c’est mon point fort, pour privilégier plus les autres entrainements.

Pour ma première course olympique — au Mont Tremblant— je me présentais serein. Lors des camps d’entraînement du club Zeus, j’avais beaucoup nagé en eau libre et j’avais appris à gérer mon stress lors de cette partie de la course. J’ai même découvert le plaisir de nager dans les lacs, une nouvelle expérience pour moi.

Ce que j’ai remarqué avec notre équipe c’est que parmi ceux qui débutent en triathlon et pour qui la natation est un obstacle, de pouvoir atteindre une certaine sérénité dans l’eau permet de mieux gérer l’effort. Plus on est calme, meilleure sera la nage et on sortira de l’eau sans avoir épuisé nos réserves pour le vélo et la course

Ce que j’ai remarqué avec notre équipe c’est que parmi ceux qui débutent en triathlon et pour qui la natation est un obstacle, de pouvoir atteindre une certaine sérénité dans l’eau permet de mieux gérer l’effort. Plus on est calme, meilleure sera la nage et on sortira de l’eau sans avoir épuisé nos réserves pour le vélo et la course. La visualisation et le renforcement mental sont des outils qui permettent de se préparer au stress de la nage en eau libre (sans même se mouiller).

Mon objectif pour ce premier triathlon était de faire une bonne nage (calme avec des bonnes sensations) et ensuite de donner le maximum en vélo et en course.

Une belle journé pour la course au triathlon du Fjord à Saguenay

Mon objectif pour ce premier triathlon était de faire une bonne nage (calme avec des bonnes sensations) et ensuite de donner le maximum en vélo et en course.

Concrètement c’est ce qu’il s’est passé! Bien que satisfait de la nage, je sais que je peux faire encore mieux — ma puissance, mon endurance musculaire des épaules et ma technique (principalement la glisse) ont encore de la marge pour l’amélioration — ils seront à l’avant-plan de ma préparation de la saison prochaine. Comme les habitués du Mont Tremblant connaissent, le parcours de vélo était technique sur l’aller avec beaucoup de changement de vitesse, de relances et le retour de la boucle était principalement en descente. Étant donné mon confort sur le vélo, j’y ai mis le maximum de vitesse. Contrairement à plusieurs coureurs plus expérimentés, je n’avais pas fait d’entraînement en vélo sur le parcours de Tremblant et j’ai perdu un peu de temps car je ne pouvais pas anticiper un trajet aussi technique. Sur un trajet de route plat et droit, un repérage est moins important, mais à Tremblant, avec le relief et les courbes, c’est important de connaître le parcours afin de bien gérer l’effort. Par contre, bien que la partie course avait du relief, cela ne m’a pas empêché de faire le temps que j’avais prévu de faire.

Ma deuxième course olympique, 2 semaines plus tard, fût la confirmation de ma performance lors du premier triathlon. Je me sentais bien dans l’eau, mes atteintes ont été comblées. Bien que les parties vélo et course aient été correctes, j’ai manqué de jus sur la fin de la course — ce que j’attribue à une mauvaise alimentation la veille et le matin de la course. Nous étions dans une ville que nous connaissions peu et j’ai été la victime d’une défaillance de planification alimentaire. Leçon apprise : il faut toujours avoir un plan B, que ce soit une épicerie ou que l’on apporte ses propres denrées pour les derniers repas avant une course. Cela évite toutes sortes d’ennuis.

Leçon apprise : il faut toujours avoir un plan B, que ce soit une épicerie ou que l’on apporte ses propres denrées pour les derniers repas avant une course. Cela évite toutes sortes d’ennuis.

Suite aux compétitions de triathlon, chaque triathlète en ressort avec des victoires mais aussi avec quelques points à améliorer. Chaque triathlon est différent et la température de l’air et de l’eau, le relief, l’état de forme du moment varient. Les différentes combinaisons de ces variables nous permettent non seulement d’apprendre sur notre entraînement et notre technique de course, mais sur nous même et notre capacité d’affronter des obstacles. Afin de retirer le maximum de satisfaction de l’expérience du triathlon, il faut tout donner (un peu comme avec les impôts). Parfois, bien qu’on donne son max, c’est possible de finir une course avec le sentiment que l’on aurait pu faire mieux. Quand cette marge de progression est palpable, mesurable, ça nous encourage pour la suite!

La transition de la nage au vélo...

La transition de la nage au vélo…

Je retiens que ma préparation m’a permis d’être bien physiquement et mentalement durant chaque triathlon et même après. Aucune blessure, pas d’effet de surentrainement. Le dosage a été bon.

La saison prochaine je consoliderais mes acquis de cette année et mon plan d’entraînement sera axé sur l’amélioration des qualités qui peuvent m’emmener le plus de bénéfices, c’est à dire la puissance et l’endurance musculaire dans les épaules pour la nage, l’efficacité biomécanique dans l’eau. Bien que j’aimerais éviter ces aspects difficiles et continuer de faire les entraînements ou j’excelle, je dois me concentrer sur ces faiblesses et les mettre en priorité afin de pouvoir compléter mes étapes de natation avec encore plus d’aisance.

Maintenant que mes courses sont finies et que mon analyse critique en fait ressortir les cibles à travailler, il ne reste que de mettre les mains à la pâte afin d’élaborer un plan pour la prochaine saison et de poursuivre le parcours d’entraînement et de course! On se revoit la saison prochaine sur la ligne de départ!

Guillaume Allard pour la Clinique Sportive HPH
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